Je le talonne et nous partis au galop. Je traversai les champs ainsi les routes, nous étions libres, pas de barrages, ni de soldats pour nous arrêter. J'arrivai à la plage, nous marchons sur le sable encore humides, nous pouvons encore voir les traces des goélands. Je descendis et nous marchions. Je contemplais le paysage, l'horizon, je me dis que de l'autre côté de l'Atlantique, les hommes là-bas sont libres. Nous marchions toujours quand je remarquai que dans les falaises il y avait la défense allemandes, il y en avait au moins trois, puis un autre se construisait juste à coté. A ma plus grande surprise, ce n'était pas des soldats qui les construisaient mais des français, serait-ce des gens qu'on paye pour faire ce sale boulot, au bien des prisonniers du S.T.O ? Jamais, je ne le saurais, je fit demi-tour, et remontai sur Espoir. Je prit la décision de rentrer, le temps, avait changé depuis que nous sommes partis, on dirait qu'une tempête se prépare.
J'arrive juste à temps, au même moment une giboulée dégringola du ciel, je panse Espoir et court vite jusqu'à la maison.
-Jeanne : hé bien, il était temps que j'arrive.
Je dépose mon manteau près du feu pour qu'elle sèche, et je vais dans la cuisine où une odeur de potage me caressa les narines. Je m'assois et prit une bonne louche.
-André : Goûte et dit-moi ton avis, cela manque un peu de carottes ?
-Jeanne : oh non c'est très bon, c'est sûr que s'il n'y avait pas cette foutue guerre et tous ses allemands, peut-être que oui, effectivement ta soupe serait meilleure.
-André : ...
-Jeanne : tu sais ce que j'ai vue sur les plages ?
-André : non ?
-Jeanne : des blockhaus ! Il y en avait pleins, et devinez qui les construisaient ? Hé bien c'était, nous, Français. Nous sommes esclaves de leurs défenses à la noix !
-André : du calme, mon petit. Ta soupe va être froide, mange.
-Jeanne : (--)
-André : nous ne pouvons rien faire, juste à attendre que le gouvernement décide de les renvoyés chez eux. En attendant, j'aimerai que tu évites de t'attirer des ennuis avec eux, d'accord ?
-Jeanne : oui, bien sûr. (^^).
Et nous finissons notre repas dans le « silence ».
Je me dirige dans le salon situer jute à côté de la cuisine, je m'assois au piano et commença mon morceau préféré « la Petite Musette ».Grand-père s'assoit dans son fauteuil en face du feu. Les sons des notes se mélange avec celle de la pluie.
Je me réveille vers neuf heures de matin, je me lave et m'habille. Puis je descends prendre mon petit déjeuner avec André.
-André : bien dormis mon petit ?
-Jeanne : oui, bien merci, (^^)
J'engloutit mon repas, puis prit mon petit cartable pour les cours et je prépare mon cheval. Je partie au galop, sur la route je croise Martine avec Pierrot et Louis.
-Jeanne : bonjour, comment allez-vous ce matin ?
-Martine : bien je te remercie.
Louis (son mari) prit son vélo accroché à une petite charrette, Pierrot coure derrière son père jusqu' qu'il soit sorti de la propriété.
-Jeanne: (oo) ?
-Martine : c'est un jeu entre eux, c'est les hommes.
-Pierrot : tu as vus comme je coure vite, Jeanne ?
Je remarque dans les yeux du visage du petit garçon, qu'il pétillait de malice.
-Jeanne : oui, on ne voyait que toi, mon petit Pierrot ! (^^)Bon je file, sinon je vais être en retard.
Je remonte sur Espoir.
-Pierrot : Waaah, il est à toi, Jeanne, ce cheval ?
-Jeanne : oui, si tu veux je t'apprendrai à monter, (^^)
-Pierrot : oh oui ce serait génial, tu veux bien, Maman ?
-Martine : bien sûr, si ton père est d'accord.
-Jeanne : bon bah, à ce soir pour les ½ufs.
Et je les quittai.
J'arrive au village, le premier cour était celui de Lucie. Elle habite dans une maison situer derrière la mairie, dans une rue piétonne. J'attache Espoir, et entre.
-Lucie : Oh Bonjour Jeanne, j'ai entendu du bruit de sabot, alors j'ai pensée que c'était des soldats.
-Jeanne : non c'est moi et Espoir.
-Lucie : Espoir ?
J'ouvrit la porte et siffla, une tête noire s'avança vers ma main, et me lécha.
-Lucie : (°o°) il est magnifique, il est à toi ?
-Jeanne : oui, (^^) bon on va faire ton cour. Va si joue le morceau que tu devais travailler.
Lucie s'assoit au piano et joue.
Sa famille et elle sont juives, c'est pour cela qu'ils deviennent méfiants aux bruits suspects. La pauvre, je n'aimerai pas être à sa place. A mon avis, personne.
La jeune juive joue avec une légèreté, on aurait dit que ces doigts dansent sur les touches du piano. Je la regarde, contemple cette petite merveille du piano, ses longs cheveux blonds reflétèrent avec les rayons du soleil, laissant apparaître un sublime mélange de couleur. Les miens à coté d'eux, on dirait de la paille. Il manque plus que la couleur, et ils sont bons à être mangés. Il faudra que j'aille chez le coiffeur.
-Jeanne : bravo, Lucie. Tiens voilà le morceau de tu voulais tant. Je te l'ai trouvé.
-Lucie : (°o°) merci beaucoup Jeanne. Je m'y mets tout de suite.
-Jeanne : Bon alors à demain.
Je sortis et je décidai de rentrer à la maison, grand-père devrait avoir besoin de moi pour faire le potager. J'éperonne Espoir et nous partîmes.